Chaque année, c'est la même chose. Je me fixe pour but celui de ne pas refaire les mêmes erreurs. Et pour ne pas oublier mes résolutions comme je sais si bien le faire, je prends note. Je me perds dans une liste interminable de choses à faire. Parmi les attentes de cette fameuse liste, celle d'arrêter d'en rédiger sans par la suite ne jamais réaliser les résolutions que l'on a prises. Sur papier uniquement. Je ne cesse de me concocter ce genre d'inventaire tout en sachant pertinemment que je ne ferai jamais la moitié des choses indiquées. C'est d'ailleurs pour cela que je glisse toujours dans mes notes deux ou trois choses qui seront accomplies sans même que j'ai à me forcer. Pratique... Mais n'étant pas dupe, je me rends bien compte que les quelques lignes barrées ne sont qu'un moyen de me consoler. Je n'ai pas assez de motivation. D'ambition. Je ne vise rien, ou pour dire vrai, je vise trop, mais jamais concrètement. Et puis je suis plutôt du genre à toujours recommencer, tout remettre à neuf sans même avoir le temps de profiter de ce que je venais à peine de mettre en place. C'est une bousculade passive que je m'impose. Et puis, tellement de choses m'attirent... dès qu'il s'agit de m'impliquer réellement, elles finissent par me révulser. Je suis lasse d'être lasse. Il n'est pourtant pas si dur de se bouger lorsqu'il s'agit d'arriver à ses fins, non ? Atteindre son but n'est-il pas quelque chose de gratifiant ? Eh bien je suis incapable de vous répondre. Et ça a le don de m'exaspérer sérieusement. De ce fait, en plus de m'inventer des objectifs qui ne seront jamais atteints, je me pose des questions, encore et toujours. Plus ça va et plus elle sont nombreuse, logiquement... Mais pourquoi ne puis-je pas me fermer à toute prise de conscience ? Ce serait si facile... Être hermétique à tout pourquoi ? à tout comment ? à toute questions qui, quelque soit la réponse qu'on lui propose, reste insatisfaite... Non, ce serait beaucoup trop simple. Et puis au pire, ta gueule Juliette, si tu crois que quelqu'un lira un jour ce que tu viens d'écrire, tu te fous le doigt dans l'oeil. Mais tu es habituée nan ? Et puis, ce n'est pas pire que de se parler à soi-même sur son Skyblog -__- Eh bien, cher ami (permets-moi de t'appeler ainsi [c'est juste histoire de me sentir aimée durant la rédaction de l'article, ne te fais pas de souci (ouais psk je te tutoies aussi hein, ne fais pas le difficile non plus !)]) tu viens d'assister là à un piapiapia online. Happy ? Il faut apprendre à partir en vrille quand l'occasion le permet. On s'habitue vite à dire n'importe quoi, c'est tellement facile.




